Today democracy dies in Cambodia. Hun Sen’s crackdown on dissent continues

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Statement by the Nonviolent Radical Party Transnational Transparty (NRPTT) on the dissolution of the main opposition party in Cambodia.

This morning, with elections scheduled for June 2018, Cambodia’s Supreme Court, composed of members politically close to the Governing Party led by Prime Minister Hun Sen, decided to dissolve the main opposition party, Cambodia National Rescue Party (CNRP). The CNRP will lose all its elected representatives at the local and national level. Its 55 seats out of 123 at the National Assembly will be redistributed among smaller parties which at the 2013 elections obtained just 6% of the popular vote. In addition, 118 CNRP, among which exiled leader Sam Rainsy, and current CNRP President Kem Sokha who remains in prison, are banned from politics for five years.

Opposition spokesman Yim Sovann reacted to the Party’s dissolution by saying “they cannot remove the CNRP from the heart of the people. This is the end of democracy in Cambodia. We have not done anything wrong. We have fought for democracy. They have killed the will of more than three million people in Cambodia.”

The ASEAN Parliamentarians for Human Rights chairperson Charles Santiago stated the following: “The Supreme Court has hammered the final nail in the coffin for Cambodian democracy. Its decision not only leaves the country without its only viable opposition party less than a year before scheduled elections, but also completely undermines Cambodia’s institutional framework and the rule of law.”

All 66 Parliamentary members of CNRP, together with many Cambodian activists, are members of the Nonviolent Radical Party Transnational Transparty, NGO with General Consultative Status at UN ECOSOC. Many of them, among whom Sam Rainsy, CNRP vice-president Mu Sochua, and the vice-president of the Foreign Affairs Committee in the Cambodian Parliament Saumura Tioulong, participated  in the Convention held at the Nonviolent Radical Party from 27 to 29 October, during which they denounced the growing peril for the state of democracy in Cambodia. In September, Sam Rainsy and Saumura Tioulong met with several Members of the European Parliament, with French Senator André Gattolin and French Ambassador for Human Rights Francois Crocquette. They participated in a formal hearing at the Committee for Human Rights in the Italian Parliament and were heard by Italian Senators Luigi Manconi, President of the Senate’s Human Rights Committee, and Luigi Compagna.

The NRPTT recalls the investments made by the European Union and its Member States to advance democratic development in Cambodia, investments ammounting to 410 million EUR for the 2014-2020 period. We therefor ask that all necessary measures are taken to challenge the decision taken by the Supreme Court and for the immediate release of Kem Sokha. We strongly recommend that the European Union refuses to send and Electoral Monitoring Mission to the 2018 national elections and that it takes economic measures against Cambodia. The NRPTT appeals to all its members, especially those in elected office to take urgent and appropriate action. It furthermore asks that humanitarian protection and political asylum is offered to all members of the Cambodian opposition that request it.

The Nonviolent Radical Party Transnational Transparty reaffirms the urgency of a great debate within all national and international Institutions for the common transition towards the Rule of Law and for the recognition of the human right to know as a fundamental instrument for democracy.

Communiqué de presse du Parti Radical Nonviolent Transnational Transparti : La mort de la démocratie au Cambodge.

Ce matin, en vue des élections de juillet 2018, la Cour suprême cambodgienne, composée de membres proche du parti au pouvoir dirigé par le Premier Ministre Hun Sen, a décidé de dissoudre le principal parti d’opposition, le Parti du sauvetage national du Cambodge (CNRP). Le CNRP perdra ainsi tous ses mandats parlementaires et tous ses mandats locaux. Ses 55 sièges obtenus sur les 123 sièges de l’Assemblée nationale seront redistribués entre les petits partis ayant obtenu en tout 6% des votes lors des élections de 2013. 118 responsables politiques du CNRP – parmi lesquels le leader en exil, Sam Rainsy, et l’actuel président du CNRP, Kem Sokha, qui est toujours emprisonné, sont interdits d’exercer toute activité politique pendant cinq ans.

Le porte-parole de l’opposition Yim Sovann a ainsi réagi à la dissolution du parti : « ils ne peuvent pas retirer le CNRP des cœurs des cambodgiens. C’est la fin de la démocratie au Cambodge. Nous n’avons rien fait de mal. Nous nous sommes battus pour la démocratie. Ils ont tué la volonté de plus de trois millions de personnes au Cambodge ».

Le président de l’Association des parlementaires de l’ASEAN pour les droits de l’Homme, Charles Santiago, a déclaré : « La Cour suprême a enfoncé le dernier clou sur le cercueil de la démocratie au Cambodge. Non seulement sa décision laisse le pays sans parti d’opposition viable, à moins d’un an des prochaines élections prévues, mais elle sape totalement le cadre institutionnel cambodgien et l’état de droit ».

66 parlementaires du CNRP ainsi que de nombreux activistes cambodgiens sont membres du Parti Radical non-violent Transnational et Transparti, une ONG qui possède un statut consultatif général auprès du Conseil économique et social des Nations Unies. Plusieurs d’entre eux, parmi lesquels Sam Rainsy, la vice-présidente du CNRP, Mu Sochua, et la vice-présidente de la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale cambodgienne, Saumura Tioulong, ont participé à la Convention qui s’est tenue au siège du Parti Radical non-violent du 27 au 29 octobre. Durant celle-ci, ils ont dénoncé le péril grandissant qui existait pour la démocratie au Cambodge. En septembre, Sam Rainsy et Saumura Tioulong ont rencontré plusieurs membres du Parlement européen, le sénateur français André Gattolin, ainsi que l’Ambassadeur français pour les droits de l’Homme, François Croquette. Ils ont aussi participé à une audition formelle de la Commission des droits de l’Homme du Parlement italien et ont été entendus par les sénateurs italiens Luigi Manconi, président de la commission des droits de l’Homme du Sénat italien, et Luigi Compagna.

Le Parti Radical non-violent rappelle que l’Union européenne et ses Etats membres ont beaucoup investis pour promouvoir le développement démocratique au Cambodge, investissements qui s’élèvent à 410 millions d’euros pour la période 2014-2020. Nous demandons ainsi à ce que toutes les mesures nécessaires soient adoptées pour contester la décision prise par la Cour suprême et pour la libération immédiate de Kem Sokha. Nous recommandons fortement à l’Union européenne de refuser d’envoyer une mission d’observation des élections nationales de 2018 et de prendre des mesures économiques contre le Cambodge. Le Parti Radical non-violent appelle tous ses membres, en particulier ceux ayant un mandat élu, à prendre urgemment toute action appropriée. De plus, il demande à ce qu’une protection humanitaire et l’asile politique soient offerts à tout membre de l’opposition cambodgienne qui le demanderait.

Par ailleurs, le Parti Radical Nonviolent Transnational et Transparti réaffirme l’urgence d’un grand débat au sein de toutes les institutions nationales et internationales, au sujet de la transition commune vers l’état de droit et pour la reconnaissance du droit de savoir comme un instrument fondamental pour la démocratie.

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